Au fil de l'eau, arrosage automatique
Économies d'eau 2 min de lecture

Combien d'eau consomme un arrosage automatique ?

Consommation réelle d'un arrosage automatique, comparaison avec l'arrosage manuel et les cinq leviers qui réduisent la facture, de la sonde de pluie à l'eau de pluie.

Par Au fil de l'eau

« Un arrosage automatique, ça doit consommer énormément. » C’est l’objection la plus fréquente, et elle est fausse : bien réglé, un arrosage automatique consomme moins qu’un arrosage manuel pour un résultat bien meilleur. Voici les ordres de grandeur.

Ce qu’une pelouse a besoin

En été, sur le Plateau suisse, une pelouse a besoin d’environ 20 à 30 millimètres d’eau par semaine, pluie comprise, soit 20 à 30 litres par mètre carré. Pour une pelouse de 200 m², cela représente 4 000 à 6 000 litres par semaine en pleine canicule, et beaucoup moins au printemps et en automne.

Ce besoin ne dépend pas de la technique d’arrosage. Ce qui change, c’est la part de l’eau qui arrive réellement aux racines.

Arrosage manuel : jusqu’à la moitié perdue

Un arroseur oscillant branché sur le robinet en fin d’après-midi débite souvent 800 à 1 000 litres par heure. Une partie s’évapore avant de toucher le sol, une autre arrose l’allée et la terrasse, et l’arrosage est rarement uniforme : le centre est noyé, les bords sont secs. Selon l’heure et le vent, 30 à 50 % de l’eau ne sert à rien.

Arrosage automatique : la bonne quantité, au bon moment

Un arrosage automatique bien conçu :

  • arrose entre 4 h et 7 h du matin, quand l’évaporation est minimale et le vent nul ;
  • couvre uniformément chaque zone grâce au recoupement des jets ;
  • apporte la durée calculée pour chaque zone, pas une minute de plus ;
  • s’arrête tout seul quand il a plu (sonde de pluie).

À besoin égal, il consomme donc nettement moins qu’un arrosage manuel, et la pelouse est en meilleure santé parce qu’elle est arrosée en profondeur et régulièrement.

Les cinq leviers pour consommer encore moins

  1. L’horaire. Toujours tôt le matin. Jamais en journée, et de préférence pas le soir (feuillage mouillé toute la nuit, maladies).
  2. La sonde de pluie. Elle suspend l’arrosage après une pluie suffisante. Peu coûteuse, elle évite les arrosages inutiles qui représentent facilement 15 à 25 % de la consommation d’une saison.
  3. Le goutte-à-goutte pour tout ce qui n’est pas pelouse. Massifs, haies, potager : l’eau va au pied des plantes, sans évaporation ni ruissellement.
  4. Le réglage saisonnier. Les besoins d’avril sont deux à trois fois inférieurs à ceux de juillet. Un programmateur connecté ajuste automatiquement les durées selon la météo ; sinon, le réglage saisonnier en pourcentage se fait en quelques secondes.
  5. L’eau de pluie. Une citerne enterrée alimentée par la toiture rend l’arrosage indépendant du réseau d’eau potable, et donc des restrictions estivales. Voir notre service récupération d’eau de pluie.

Et la facture ?

Le prix de l’eau varie selon les communes (eau et taxe d’épuration comprises). Pour une pelouse de 200 m² arrosée automatiquement pendant la saison, la consommation se compte en dizaines de mètres cubes, pas en centaines. Avec une sonde de pluie et un réglage saisonnier, elle baisse encore. Avec une citerne, elle tombe à zéro pour le jardin.

Nous chiffrons la consommation prévisible de votre installation lors de l’étude, en fonction de vos surfaces et de votre sol : demandez-nous un devis gratuit.

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